5ème édition du Festival féminin pluriel / Momo Ekissi : « Nous sommes à cheval entre Abobo, Azaguié et N’Douci »

Eugène Ekissi Momo est comédien, dramaturge, metteur en scène, conteur, marionnettiste, pédagogue en théâtre interculturel… A l’occasion de la conférence de présentation de la 5ème édition du Festival international féminin pluriel, il a livré à Les Elus magazine, ses pensées et le contenu de son œuvre.

 

Qui est Momo Ekissi et quelle est son actualité pour ce retour temporaire dans son pays, la Côte d’Ivoire ?

Je travaille en Allemagne depuis quelques années entre la Côte d’Ivoire et ce pays européen. Dans la cadre de la politique de relance du théâtre en Côte d’Ivoire, j’ai initié plusieurs activités, notamment le Festival international féminin pluriel, qui est à sa 5ème édition cette année. C’est la raison de ma présence dans mon pays. 

 

Quel est le thème de cette édition ?

Le thème est : « l’émergence des femmes metteuses en scène en Côte d’Ivoire ». Parce qu’on parle de la relance du théâtre, on parle d’auteur, de metteur en scène. Et quand je prends le grand point d’interrogation que je pose sur l’image de la femme, je me dis qu’il y a un vide à combler. Donc, cette année entre autres activités, le festival mettra l’action sur la mise en route de la formation de metteuses en scène. Cette année, le festival va se tenir du mercredi 13 au dimanche 17 décembre 2023 inclus, à cheval entre Abobo, Azaguié et N’Douci pour l’essentiel.

 

Pouvons-nous nous attendre à des innovations ?

Les innovations que j’apporte, il y a par exemple, ma collègue, Martina Hering qui est arrivée d’Allemagne depuis le 03 décembre pour les activités de mise en route. Les activités de mise en route sont consacrées à l’animation artistique, mais surtout pédagogiques au bénéfice des élèves qui apprennent l’Allemand et des enseignants qui transmettent la connaissance de la langue allemande. On leur apporte le peu qu’on peut avec l’outil artistique et pédagogique dont nous disposons. Ce sont notamment une experte allemande et un expert germanisant ivoirien d’origine, pour dire aussi aux jeunes Ivoiriens qu’ils peuvent arriver, comprendre, utiliser ou maîtriser la langue allemande. Il y a des petits éléments qu’on leur apporte pour renforcer leurs capacités, notamment au niveau de l’oralité. Comment parler allemand ? Ce n’est pas difficile. Il y a certes ce préjugé négatif qui pèse sur cette belle langue, mais les élèves verront qu’ils peuvent travailler avec beaucoup de flexibilité en utilisant la langue allemande.

 

Quels sont les temps forts de ce moment culturel ?

Il y a des moments d’animation pédagogique grâce auxquels nous allons rendre visite à des clubs d’Allemand dans des établissements secondaires. Nous sommes venus avec un spectacle qu’on a déjà joué en Allemagne, ma collègue et moi. En fait, c’est un spectacle de théâtre et de marionnettes qui combine le jeu d’acteurs et le jeu de marionnettes sur le thème du bien vivre ensemble. La parabole des trois (3) anneaux de de Lessing, la pacifique et fraternelle cohabitation inter-religieuse. Ce spectacle est porté en Français et en Allemand. Nous avons l’intention de le présenter à nos jeunes élèves, parce que quand on parle de réconciliation, on parle de vivre ensemble. En Côte d’Ivoire, nous pensons que la jeunesse est un bon levier, un terrain dans lequel il faut semer cette bonne graine dans la tolérance interconfessionnelle. Il y a aussi cette rencontre de marionnettistes femmes avec notre experte venue d’Allemagne, qui va montrer un peu aux jeunes marionnettistes femmes d’ici comment cela se passe.

 

Y-a-t-il des partenaires qui accompagnent ce festival ?

Cette édition est parrainée par madame la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, qui à travers le ministère apporte son appui institutionnel et financier. Elle est présidée par le vénérable chef du village d’Azaguié, Omer Acko Acko. Qui lui-même a été directeur général de la Culture, donc ancien fonctionnaire, haut cadre du ministère de la Culture. On s’attend à un appui consistant, parce que le festival prend des ailes et de l’envol. Par exemple, l’Allemagne est déjà là, le Mali et la Guinée sont arrivés le lundi 04 décembre, soit deux semaines avant le festival, pour la mise en route des activités. Et il ne faut pas se le cacher, organiser un festival international a un coût. Il faut ajouter au coût initial les répétitions des compagnies ivoiriennes qui sont retenues pour voir qu’est-ce qu’on peut apporter à leur travail.

Par Clément Koffi

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